L’hiver se termine, les amandiers fleurissent !

Quel contraste que cette nature encore morte avec cette blancheur rosée (ou cette roseur blanche !) et les troncs noirs et tordus ! On croirait de la neige uniquement accrochée aux branches. C’est le premier, quel cadeau ! Il annonce les arbres de Judée et les iris qui arrivent quand il est déjà tout vert. Seule concurrence de touches blanches, les fausse-roquettes, ces petites fleurs qui colonisent les vignes occitanes l’hiver.  Comme la vigne, les Grecs nous ont apporté l’amandier, depuis il peuple les collines du Languedoc et de Provence. Auparavant il délimitait les parcelles, servait de porte-greffe (c’est un prunus) pour les fruitiers, et en plus sa générosité permettait de confectionner des douceurs digestives (le Calisson d’Aix, les mendiants des 13 desserts provençaux…).
Comme la vigne et l’olivier (quelle trilogie), son tronc est noueux, il est vigoureux et se satisfait de sols maigres et calcaires, sobre il supporte sécheresse et chaleur. Il fallait que Chemins Vignerons lui rende hommage.

Celui qui ne connaît pas l’odeur des fleurs d’amandier doit absolument visiter les garrigues en février. Une douceur intense, légèrement musquée et miellée, une pointe d’amertume, c’est un voyage…Si vous ne pouvez vous déplacer, mettez votre nez dans un flacon de blanc du sud à base de Clairette, de Bourboulenc et de Grenache blanc : je retrouve fréquemment cette fragrance dans les blancs de Cassis ou de Châteauneuf du Pape. Mais si le vin sent bon, il est bien difficile pour lui d’égaler cette fleur que l’on ne peut qu’aimer.




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