Chemins Vignerons

A la découverte des vignobles du soleil

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Tourte à la joue de boeuf : Mas Amiel 2002 versus Mas Neuf 2002

masamielversusmasneuf h 300x233 Tourte à la joue de boeuf : Mas Amiel 2002 versus Mas Neuf 2002

L’intérêt de cette dégustation est dans la comparaison de vins provenant de terroirs totalement différents pour le même millésime 2002. Costières de Nîmes : galets roulés (villafranchien + influence maritime). Zone Maury : schistes noirs + influences montagnardes). La dégustation a eu lieu le 1er février 2009

Mas Neuf – Costières de Nimes – Cuvée : la Mourvache  2002
Cépages : Mourvèdre (50%), Grenache (50%). Alcool acquis: 
13 %/Vol 

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Terroir : Sélection de deux parcelles de Mourvèdre et de Grenache de plus de 50 ans – le sol est constitué de galets roulés villafranchiens, exposition sud sud-ouest, au lieu-dit Combe Mézière.
Vinification : Récolte manuelle.
 Egrappage total de la récolte.
 Les fermentations durent 25 jours avec des températures soutenues (29-31°C).
 L’élevage est fait en barriques neuves (20%) et d’un vin de Grands Crus Classés d’un an (Smith Haut-Lafitte, Pape Clément) pendant 12 mois.

L’intensité colorante est forte, d’un beau rouge aux reflets carmin.
Le nez est très riche, des notes boisées (vanille, cèdre) de qualité sont immédiatement perceptibles. Très épicé, ce vin libère des senteurs de réglisse, de mûre et un registre balsamique marqué (cade, résine, térébinthe) ; une légère touche volatile, pas dominante. 5 h plus tard, des senteurs de fleurs fanées et de feuilles sèches, de groseille et de cannelle.
L’attaque est suave, la bouche est ample. Les tanins sont un peu secs, dans une trame moyennement serrée, assez fermes, un peu démarqués de la structure alcooleuse du vin. C’est un vin puissant, qui évolue régulièrement jusqu’à la longue finale un peu acidulée. La sensation globale est enveloppante ; en arrière goût, restent des notes boisées et épicées, avec des impressions de ciste.
Excellent vin, stylé, charmeur, puissant avec une virilité peut-être causée par le millésime catastrophique en vallée du Rhône (pluie du 10 septembre 2002, soit 500 mm en 48h). Un tel résultat avec des conditionbouchonmas Tourte à la joue de boeuf : Mas Amiel 2002 versus Mas Neuf 2002 s de récolte difficile révèle la grandeur du terroir et du savoir faire du vigneron.

Mas Amiel – AOC Côtes du Roussillon – Cuvée : Carérades  
2002
Cépages: 
70% Grenache noir 
30% Syrah 
  Alcool acquis: 
15 %/Vol
Terroir : Coteaux de schistes noirs décomposés, et orientés au sud. Cette cuvée est le résultat des meilleures vignes.
Vinification : La récolte est manuelle. Vendange éraflée. 
Macération préfermentaire et pigeages pendant 7 jours. Quelques remontages pendant la fermentation alcoolique. Macération de 32 jours.
Elevage 
Vin élevé 18 mois en barriques à raison de 20 % de bois neuf. Des bâtonnages régulers pour d’obtenir des arômes plus fondus. Le vin est non filtré avant mise en bouteille.

Ce vin a une couleur très foncée, beaucoup de profondeur, reflet légèrement violet.
Le nez est très précis, minérale (pierre mouillée, graphite) et un tantinet animal. On sent le poivre noir, le zan, l’encaustique, le pruneau cuit et toute une gamme de senteurs empyreumatique : encre, pneu brûlé, pétrole. Beaucoup plus tard, le vin a perdu son caractère « brûlé » pour évoluer sur des notes beaucoup plus balsamique : térébinthe, lentisque.
La bouche est très volumineuse, l’attaque est particulièrement souple. Les tanins, fins et doux, ont un très beau soyeux. L’ambiance aromatique évolue sans cesse sur le zan, les épices, le fumé, avec des touches de myrtille, de Mon Chéri, de cire d’abeille. C’est un vin très long, la finale laisse une grande impression d’harmonie, équilibre remarquable et au grain très suave avec des arômes de garrigue (ciste, lentisque…).

tourte 186x300 Tourte à la joue de boeuf : Mas Amiel 2002 versus Mas Neuf 2002 Conclusion :
A la dégustation, le charme du Carrérade l’emporte sur le Mourvache. Cette différence, ne provient pas de l’élégance de ce dernier, mais plutôt de sa vigueur tannique.  Le Costières cependant a une grande classe, il doit ce caractère au millésime beaucoup plus difficile en zone orientale du Languedoc que dans le pays de Maury, qui n’a pas été aussi durement touché.

Pour accompagner cette dégustation nous avons mangé une tourte de joues de bœuf aux épices, foies de volaille et cèpes.
Le Coteau de Roussillon allait parfaitement sur cette composition aux goûts puissants et épicés. Les textures se répondaient et le caractère balsamique mettait du relief. La surprise est venu du Costières de Nîmes, qui par son registre épicé, trouvait une harmonie singulière avec le plat. Les tanins, que je trouvais un peu trop présent en simple dégustation, sont devenus la clef du succès entre le vin et la tourte.

Commentaires Clos.

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