Chemins Vignerons

A la découverte des vignobles du soleil

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Tajine de boeuf aux coings et Pradeaux rosé 2008

Faut-il encore présenter le Château Pradeaux ? La famille De Portalis a réussit à porter ce domaine parmi les meilleurs vins de France. Leur rosé, qui représente jusqu’à 20% de leur production,est également très intéressant, mais qui l’a expérimenté sur des cuisines assez typées ?

Château Pradeaux – rosé 2008 – AOC Bandol – Dégusté le 23 octobre 2010 : Vigneron : Cyril de Portalis – Cépages : 60% : Mourvèdre, 40% : Cinsault – Alcool : 13,5%.La robe montre un beau rose orangé, bien brillant aux reflets flamboyants. Le nez libère des arômes intenses de fruits acidulés puis d’agrumes : cerise confite, écorce d’orange, noyau de cerise, pêche de vigne, de fraise fraîche ; puis à l’aération de coing, de grillé…belle complexité. La bouche montre une belle ampleur avec une acidité plus fringante qu’à l’accoutumée. Le vin est assez puissant, charnu avec une texture presque râpeuse. Belle équilibre acide/gras. Les arômes sont moins expressif qu’au nez : noyau de cerise et épices avec une touche un peu crayeuse. Finale assez longue, sur des notes douces de fleur d’amande presque miellées. Très beau vin.

Les calmars à la plancha, huile d’olive et ail. Le plat est simple, aux goût marqués de la mer et de l’ail. Ce plat est assez juteux servit avec du riz, simplement cuit à l’eau.

Dégustation du Rosé 2008 de Pradeaux sur les Calmars : pas de surprises, le vin par son ampleur, ne s’est pas fait dominer par les encornets, les saveurs marines se sont révélées même supérieures au vin. Goût de noyau dominant, la minéralité prend le dessus. Bel accord !

Tajine de boeuf au coing et pruneaux : C’est le principe du ragoût au jus réduit. La sauce concentre les sucs des viandes et fruits, se mêlant aux épices (cannelle, gingembre et safran). Ce plat, sans être piquant, est puissant aromatiquement, il lui faut un vin suffisamment dense et frais pour ne pas perdre l’avantage.

Dégustation du Rosé 2008 de Pradeaux sur la Tajine aux coings et pruneaux : ce plat aux textures complémentaires (élasticité du jarret, moelleux du coing, compoté du pruneau) et au concentré a besoin d’un vin capable de rafraichir la bouche. De plus l’intensité aromatique de la tajine a besoin d’un vin de caractère pour affronter un tel défi.

Pour conclure : Le rosé de Pradeaux est un vin naturellement très structuré grâce au cépage (Mourvèdre), au terroir et à l’art du vigneron. La minéralité et la puissance du vin lui confère toute sa densité. Par ailleurs, l’acidité particulière du millésime donne de l’allonge et de la droiture et permet de résister encore mieux à celle du coing qui est manifeste. Son côté noyau de cerise en ressort et souligne la cannelle du plat. Sans être dominé par la tajine, ce Pradeaux rose conserve toute son intégrité.

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