Chemins Vignerons

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Le village médiéval d’Olargues aux portes de Saint Chinian

Situé dans la verdoyante vallée du Jaur, avec le Caroux et les Monts de l’Espinouse en toile de fond, le village d’Olargues, au coeur du Parc Naturel Régional du Haut Languedoc, est classé parmi les plus beaux villages de France. Son nom viendrait de « l’oulle » : grande jarre pour entreposer vin et huile.

Béziers se trouve à 35 km au sud, la zone schisteuse de Saint Chinian à 2 pas.

Il faut traverser le pont roman en marbre pour gravir les ruelles et accéder aux restes du château médiéval du 12ème siècle et de sa Tour clocher caractéristique.

Des travaux de fouille depuis plusieurs années ont livré des informations qui permettent de reconstituer l’histoire du village depuis le Moyen Age jusqu’à maintenant.

Une occupation ancienne dès les 10 et 11ème  siècles, prés du prieuré de Saint Julien : sur le piton, les restes d’une tour ont été dégagé, un grand bâtiment et des bases de cabane. Toujours un même mode de construction « en arêtes de poisson », efficace pour consolider les élévations. Cette première période  d’insécurité voit la création du village autour des seigneurs et ecclésiastiques.

Autour du 12ème siècle on a moins besoin d’être perchés : Olargues offre une défense sûre (naturellement défendu par les falaises creusées par le Jaur), des terres riches, l’eau abondante le tout sur un croisement de routes.

Le pont du diable s’intègre dans le paysage Sa perfection technique, fruit d’un travail coûteux et prestigieux sur le chemins Nimes-Toulouse.

Une église castrale dédiée à Saint-Laurent est consacrée en 1227,  un siècle après la construction du château.

D’après les archives,  l’église fut embellie en 1313 : chœur est agrandi, grande porte couverte d’un arc en tiers-point, un nouveau dallage dans la nef. L’édification tardive du clocher au 14ème qui domine le paysage.

Le haut du village a été réaménagé au début 17ème. Le village s’étend alors vers le sud pour des fonctions artisanales. Les guerres de religion  en 1629 font rage, la forteresse est détruite par Richelieu.

Olargues devient un  bourg dynamique au 18 et 19ème siècles,  pour être le principal centre économique de la vallée par la renommée de ses foires spécialisées sur la châtaigne, la vigne, les cerisiers et l’olivier.

La ligne de chemin de fer « Montauban – Montpellier » via Castres et Olargues inaugurée le 10 novembre en 1889  fut un atout considérable.

A la limite entre les plateaux schisteux de la Montagne Noire et la plaine biterroise, le terroir de Saint Chinian est tout proche. Ici les influences montagnardes (vents frais tombant sur les vignes en été, chaleurs méditerranéenne…) favorisent la production de vins subtils, frais et denses : un bon camp retranché pour les oenophiles curieux de découvrir des terroirs encore trop méconnus.

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