Chemins Vignerons

A la découverte des vignobles du soleil

LChateauneuf du Papes en hiver, une opportunité pour profiter de ses crus !Les couleurs explosent au printempsAvant de déguster, la visite des vignes sLes terrasses de Cassis regardent la merLa montagne Sainte Victoire en étéLa fausse roquette exsude des senteurs miellées Les Dentelles de Montmirail : beaux paysages et bons vinsLa visite de cave reste incontournableLes domaines possèdent des trésors cavesLe charme des villages Méditerranéens

Coteaux d’Aix rosé 2011 du Château Paradis versus Gigondas 2001 rosé domaine des Florets

La Moussaka – recette étendard de la Grèce – présente des arômes puissants de viande d’agneau, d’aubergine, de sauce blanche, de tomate et d’épices. Tant de richesse, d’onctuosité, de saveurs appellent des vins suffisamment puissants et frais pour se maintenir : essai sur deux rosés.

Vin dégustés le 29 juillet 2012

Château du Paradis – cuvée Terre des Anges  AOC Coteau d’AIx rosé 2011 – vigneron : Xavier Thiéblin – Cabernet Sauvignon : 60%, Grenache noir 30%, Sauvignon 10% – Alcool : 13%. Rosé de presse vinifié à basses températures, assemblage jus de goutte et première presse. Couleur saumon pâle, assez brillant. Nez délicat et floral, des notes d’amande, de noyau de pêche, de fruit blanc, une senteur nette de bâton de réglisse voire poivron vert. La bouche est ronde sans trop de corpulence. Un toucher un peu granuleux donne un peu de tonus à ce vin qui possède déjà une belle acidité. Les arômes fruités, plutôt timides, planent en accord avec une sensation fine de grillé, agréable fraîcheur finale sur des notes de melon, de calisson et d’agrume, bonne longueur aérienne, très fin !

Domaine des Florets – AOC Gigondas rosé 2011 – vigneron : Jérôme Boudier – cépages : Grenache noir : 85% , Syrah : 10%, Cinsault : 5%. Vendange égrappée et foulée, macération à froid à 14°, alcool : 14%. Rosé de saignée. Couleur rosé assez intense aux reflets cuivrés. Le nez exprime les fruits rouges frais, la grenadine, des notes laiteuses, le caramel et les épices. La bouche est assez puissante avec une sensation minérale type silex. Des notes de fraise, de framboise, de grillé et de pâte de fruits, de bonbon acidulé dans une belle précision. La bouche montre un bon gras tempéré par une acidité bien venue. Puissance et développement aromatique.

Association avec la moussaka : L’explosion aromatique de ce plat, le gras de la viande, de la sauce blanche et de l’huile d’olive, la force des épices (cannelle, poivre en grain, thym, ail), l’acidité de la tomate, l’amertume du persil et une note sucrée (résultat de l’association sauce tomate réduite, cannelle, oignon et une cuillerée de sucre) appellent un vin suffisamment puissant pour résister à l’agneau, mais pas trop tannique pour convenir à la tomate, acide pour convenir aux épices. Le rosé nous a semblé un choix possible (un rouge léger et épicé pourrait faire l’affaire aussi !)  : un Provençal, l’autre Rhodanien !

Le premier, plus fin, aux arômes plus ténus, à la structure fluide et plus acide nous a paru convenir le mieux, rafraîchissant la bouche sans l’alourdir ni lui faire perdre  son caractère propre.

Le second, impressionnant par sa personnalité et sa puissance, a parfaitement joué son rôle, sans se faire écraser par la force de la moussaka. Cependant, sa presque exubérance aromatique de fruits rouges cuits a pu perturber un peu les harmonies.

Commentaires Clos.