Chemins Vignerons

A la découverte des vignobles du soleil

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Pradeaux 2001 et magret de canard aux cèpes

Le château est en bordure de mer, aux influences marines. Situé sur la commune de Saint Cyr. Les terrains sont argilo-calcaires à dominante calcaire, avec des terres rouges et roches à fleur de terre, les conditions de culture en bio sont facilitées.

Le raisin est récolté à la main, légèrement foulé est mis en cuve ciment, sans éraflage à l’ancienne (la rafle du mourvèdre a l’avantage d’allonger de façon significative la garde des vins rouges) pour une durée moyenne de fermentation de 8 à 10 jours. Puis élevage en foudre de chêne pendant 3 à 4 ans.

Vin dégusté le 3 octobre 2O12

Bandol2001 Château Pradeaux vigneron : Cyril de PortalisCépages : 95% : Mourvèdre, 5% : Grenache noir – Alcool :  15% – Intensité colorante encore très forte, disque brun foncé. Le nez, plutôt retenu au début, s’ouvre progressivement pour évoluer sur des notes franches de prune, d’épices, de poussière, de sang, de cerise confite, de graphite, d’humus. L’attaque est ronde, le vin est dense et puissant. Les tannins arrivent assez vite, compactes, petits, serrés, assez secs et s’égrainent loin derrière dans un toucher un peu métallique. On retrouve le fruit noir, la prune et la cerise mûre, les épices et de belles notes truffées sur une finale confite très longue et remontante. Bel équilibre viril avec une parfaite maturité, vin que l’on peut attendre encore.


Pour aller avec ce Pradeaux 2001 : Magret aux cèpes

Le Canard a une intensité de goût et une texture juteuse qui nécessite un vin suffisamment puissant. La cuisson simple laisse une belle liberté d’expression au vin et trouve des symbioses avec les sucs caramélisés. Les cèpes, fondants à coeur mais légèrement croquants trouvent un allié de choix avec le magret et proposent une combinaison aromatique idéale au Pradeaux.

Le vin, tout en développant ses arômes en parfaite cohésion avec le plat, a vu ses tannins, encore un peu virils pour le moment, complétement assagis sur le jus et le gras de la volaille. La longueur du vin a réussit à se maintenir, et cela malgré les saveurs intenses du plat.

Le millésime 2001 :L’hiver doux et pluvieux. La végétation a démarré vers la fin mars, (10 jours avant celui de 2000) Avril humide a provoqué l’arrivée des maladies. Mi-avril, un coup de froid ralentit le développement de la végétation. A la mi mai, la végétation est vigoureuse. La chaleur amplifie la croissance, les maladies phytosanitaires augmentent. Bonne floraison puis nouaison précoce de 10 à 15 jours avec une coulure non négligeable sur le grenache. Sécheresse d’environ 4 mois de juin à septembre inclus, d’où maturation rapide et précoce. La véraison fut normale. Léger décalage des maturités polyphénoliques dues à la concentration très rapide des sucres. La récolte sur pied est modeste (rendements d’environ 20 % moins importants) avec de petites grappes, les vendanges précoces ont été sèches mais les acidités sont étonnement bonnes. Les vins : Bonne extraction des couleurs. Les vinifications parfois délicates, avec parfois des arrêts fin de sucre et des malos traînantes, sur des vins plus alcoolisés que normalement. Les rosés sont aromatiques, les vins sont équilibrés le couple acide-alcool assez bon (mais avec un fort taux d’alcool), du gras et de la longueur. Bon millésime dans l’ensemble.

Commentaires Clos.