Chemins Vignerons

A la découverte des vignobles du soleil

LChateauneuf du Papes en hiver, une opportunité pour profiter de ses crus !Les couleurs explosent au printempsAvant de déguster, la visite des vignes sLes terrasses de Cassis regardent la merLa montagne Sainte Victoire en étéLa fausse roquette exsude des senteurs miellées Les Dentelles de Montmirail : beaux paysages et bons vinsLa visite de cave reste incontournableLes domaines possèdent des trésors cavesLe charme des villages Méditerranéens

2 vins de pays blanc : Cantarelles de Poulvarel versus Etincelle de Cal Demoura

Les vins blanc du sud progressent à grands pas : voici une mano à mano entre un vin Rhodanien et un autre Languedocien. Leurs points communs outre le millésime :  ce sont des Vins de Pays, Les vignerons sont particulièrement très soigneux et attentifs à l’équilibre naturel de la vigne.

Le millésime 2011 a demandé beaucoup plus de travail et d’attention que le précédent, le printemps fut plutôt chaud, l’été plutôt frais, heureusement l’été Indien a garanti de bonnes fins de maturité.

Vins dégustés le 27 janvier 2013

Terroir : Sol filtrant de galets roulés de type Villafranchien, le long du Gardon à mi chemin entre Nîmes et Avignon. Bien que le domaine soit installé en zone d’appellation Costières de Nîmes, la présence importante du Mistral donne un type plus Rhodanien à ce domaine.

Domaine Poulvarel – cuvée Cantarelles 2011 – Vin de Pays d’Oc – vignerons :  Elisabeth et Pascal Glas – cépages : 30% Grenache blanc, 30% Roussane, 30% Sauvignon et 10% Viognier – alcool : 13,5%°. Elevage en barriques sur lies de 8 mois. Couleur or pâle avec une belle nuance dorée, brillant. Nez élégant de fleur jaune (jonquille)  et de fruits blancs, rapidement dominée par des notes d’élevage très originales comme la chlorophile puis d’autres plus standard de beurre et noix de coco. Viennent ensuite des touches d’amande fraîche, de bonbon au miel, de menthe. L’attaque est grasse et ronde. Des notes beurrées et crémeuses arrivent d’emblée pour s’ouvrir sur des arômes de poire et de pêche blanche, d’amande fraîche. Une fraîcheur mentholée se présente en milieu de bouche prolongée par une acidité correcte. Le gras est contrasté par un grain un peu crayeux très agréable qui équilibre la bouche. Jolie finale juteuse entre des touches lactiques et végétales. Belle longueur.

Terroir : Le domaine se trouve à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Montpellier, on est sur les premiers contreforts du Larzac. La fraîcheur climatique et les sols profonds, la variété des cépages, favorisent l’élaboration de vins élégants et complexes.

Mas Cal Demoura – cuvée l’Etincelle 2011 – Vin de Pays d’Hérault – vignerons : Isabelle et Vincent Goumard – cépages : Chenin : 35%, Roussanne : 20%, Grenache blanc : 14%,  (30% élevé en barrique), Viognier : 16%, Muscat : 15%  (élevé en cuve inerte pour conserver le fruit). Alcool : 13,5%. Couleur jaune pâle très brillante, reflets vert. Nez vif de pomme verte, d’agrume, de kiwi, suivi de  notes nuancée de pierre mouillée, de noyau, de cerise blanche, de poire. L’attaque est fluide et fine. Le corps est légèrement onctueux et montre une belle dynamique. La première sensation d’acidité est prolongée à nouveau en milieu de bouche, des notions minérales…De la délicatesse aromatique, de la tension, de l’élégance : pomme fraîche, glycine, lilas, citron, pêche qui dure assez longtemps.


Association mets et vins : les deux bons vins, de caractères et équilibrés, se sont parfaitement associés aux deux plats. Le premier : une dariole de crevette (inspirée d’une recetted’Alain Ducasse) en entrée suivie de croquettes de ris de veau d’après le même chef.

Sans conteste, le vin de Pascal Glas a beaucoup mieux convenu à l’entrée : le sucré de la crevette, sa sauce concentrée et surtout le basilique (intégré à la dariole) ont permis un accord parfait. Le registre chlorophile/mentholé a capté les fragrances aérienne du basilique, le gras du vin a joué avec l’onctuosité de l’oeuf cuit en soufflé ! Bien que l’Etincelle s’accordait aisément à l’entrée, il n’a suscité aucune magie suffisante pour nous donner la préférence.

Par contre, l’Etincelle nous a été plus agréable sur les ris de veau. Son gras pas trop marqué, son registre aromatique délicat et surtout sa tension minérale et acide ont prévalu. La chapelure, croquante, presque saturée de goût a été un obstacle pour le Cantarelles. Le blanc de Cal Demoura, sans perdre sa présence, a déjouer cette contrainte et a agréablement accompagné les ris moelleux aux saveurs délicates. L’accompagnement de champignon (en salade, sauté, nappé d’une sauce au cèpe) citronné a entrainé un contraste heureux et dynamique.

Commentaires Clos.