Chemins Vignerons

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Tavel versus Bandol 2013 : Prieuré de Montézargues face au château Pradeaux

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2013 est réputé être un millésime délicat, atypique ! Une année de vignerons, moins de puissance, plus d’acidité, « de petits volumes mais de qualité ». Nous trouvons une très grande variation qualitative selon les (micro) terroirs et les vignerons. Le consommateur doit être vigilant dans ses achats mais peut dénicher de très bons vins, il faut aussi peut-être miser sur les « valeurs sûres » comme ces deux vins ici présentés.

 

Vins dégustés le 27 septembre 2014

Château Pradeaux 2013 – AOC Bandol – rosé – vigneron : Etienne de Potalis – cépages : Mourvèdre 80%, Grenache noir : 20% – alcool : 12,5% – Terroir argilo-calcaire, très proche de la mer, micro climat plus frais la nuit qui entraîne de forte variation de T° jour/nuit – culture bio non revendiquée – Couleur orangé, tirant sur le saumoné, très brillant. Nez d’agrume, de fruit des bois et de melon, léger fruité exotique. Senteurs très nuancées de crayon à papier puis de mirabelle. La bouche est ronde et suave. La vinosité l’emporte sur la minéralité, aucune exubérance, élégance de structure et finesse aromatique. L’équilibre, entre gras et acidité, est soutenu par une légère tannicité en finale, bienvenue. Saveurs de noyau, de fruit des bois, de pamplemousse avec une finition en dentelle et persistante, un peu saline.

A gauche le Bandol, à droite le Tavel

A gauche le Bandol, à droite le Tavel

Prieuré de Montézargues 2013 – AOC Tavel – vigneron : Guillaume Dugas- cépages :  55% Grenache noir et blanc, 30% : Cinsault, 13% : Clairette, 2% : Syrah, Bourboulenc, Mourvèdre, Carignan  – alcool : 13,5% – Terroir de sable : finesse élégance – culture bio – Intensité colorante moyenne (faible pour un Tavel) orangé avec des reflets bleutés. Brillant. Nez très riche de noyau de cerise, d’agrume, de poivre blanc, de gingembre moulu, de framboise, de rose. La bouche est agréablement surprise par une belle attaque fraîche, presque fringante. Les arômes de cerise mûre, de grenade, d’épices, de fraise se succèdent dans une sensation globale agréable. L’alcool n’est pas dominant et rivalise avec la texture minérale évidente. Une fine amertume relaye la bouche, dans une continuité harmonieuse pour finir allègrement sur des notes fraîches d’agrume et de noyau.

Sèche à la rouille, une recette Sètoise

Sèche à la rouille, une recette Sètoise

Association mets & vins : La Sèche à la rouille, est une recette traditionnelle de Sète. L’intensité aromatique basée sur les notes marines associées à l’ail, l’huile d’olive et le safran, constitue un réel challenge pour les vins. Structure, puissance et acidité sont des atouts pour tenir en respect un plat avec un tel caractère. L’onctuosité apporté par la rouille, la texture molle et ferme à la fois de la sèche et le fondant des pommes de terre constituent un spectre de sensations très complexe.

Tavel - Bandol et rouille

Sans conteste les deux vins répondent parfaitement aux exigences du plat Sètois : ils résistent tous deux, « nettoient » la bouche et amplifient la gamme de saveurs.

Le Tavel du Prieuré de Montézargues, plus en puissance, prend un peu le dessus, résiste un peu au plat par sa minéralité. Les arômes (cerise, noyau, épices) restent toujours présent et permettent au safran de s’exprimer nettement.

Le Bandol de Pradeaux, plus féminin, fusionne avec le plat, ce vin avec sa structure plus fine résiste avec brio à la puissance aromatique de la sèche sans perdre son âme. Sans prendre le dessus, il l’accompagne, l’harmonie se base moins sur les saveurs que sur les textures. Le salé et l’ail ressortent plus en finale.

 

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